L’auto-édition

Bonjour à tous !

Le Club des Indés profite du #jeudiautoedition pour vous proposer une série d’articles sur le sujet. Aujourd’hui, voici quelques mots sur l’auto-édition, ce monde si passionnant et si riche…

Tout écrivain rêve de voir un jour ses romans dans les rayons des librairies, ou sur les panneaux d’affichage des grandes gares. Tout écrivain aimerait passer des heures au salon du livre pour rencontrer des lecteurs passionnés pendant les séances de dédicaces. Tout écrivain espère vendre des milliers d’exemplaires et convaincre la sphère littéraire de l’intérêt de ses histoires. Mais, il est très compliqué d’atteindre les sommets, d’autant plus que les maisons d’édition sont noyées par les demandes.

Heureusement, il existe aujourd’hui une très belle alternative aux maisons éditions, qui laisse plus de libertés aux auteurs : l’auto-édition.

 L’auto-édition, qu’est-ce que c’est ?

 La possibilité de se publier soi-même et d’atteindre son rêve : tenir entre ses mains un exemplaire papier de son roman ! Après de longues heures de travail, imaginez le bonheur pour un auteur lorsqu’il reçoit LE colis qui contient LE livre. SON livre. SON bébé. C’est une satisfaction indescriptible mais qui implique également de s’investir deux fois plus, en revêtant différentes casquettes : celle de l’auteur, avant tout, mais aussi celles du correcteur, du graphiste, de l’éditeur, du marketeur, du commercial…

Lorsque le texte est prêt, que le roman a vu les trois dernières lettres FIN s’afficher, l’auteur pense avoir effectué le gros du travail, et pourtant il reste encore de nombreuses étapes !

– La correction :

Lorsqu’un lecteur achète un livre, il attend un produit de qualité ! Hors de question de laisser son roman s’entacher de fautes d’orthographe, de fautes de frappe ou de problème de mise en page. Le roman publié doit être parfait ! Sinon, la lecture en pâtit et les critiques peuvent tomber. Il restera toujours quelques fautes qui seront tolérées, comme pour les livres édités, mais il est important de faire relire son roman par des gens extérieurs, notamment des correcteurs qui les repèrent vite ! C’est une étape qui ne dépend pas forcément de l’auteur mais qui a toute son importance.

– La couverture:

Pour attirer l’œil, il faut une belle couverture ! Elle déclenche l’acte d’achat, avec l’aide du résumé de la quatrième de couverture. L’auteur passe parfois des heures à chercher LA photo qui représente le livre, le titre, les phrases qui définissent en quelques mots l’intrigue. C’est un travail différent, de la synthétisation… sous forme de mots ou d’image. Parfois l’aide d’un graphiste est nécessaire pour créer l’ambiance voulue. Une maîtrise de certains logiciels est plus que souhaitée… Une phase bien loin de l’écriture pure, mais indispensable pour un auto-édité.

– Les mentions légales

Quelques mentions légales doivent figurer dans les premières pages du livre lorsqu’on souhaite le publier et le vendre hors de son entourage familial. Le plus souvent, elles apparaissent derrière le titre :

– Le numéro ISBN : l’auteur l’obtient  via un  formulaire de demande disponible sur le site de l’Afnil. Chaque support demande un ISBN différent, l’auteur en utilise souvent deux : un pour la version papier, un pour la version numérique. Il transforme ensuite ce numéro en code barre, qui doit obligatoirement apparaître sur la couverture, à côté du prix de vente.

– Le copyright : exemple ©clubdesindés

– La date de mise en vente : normalement, c’est la date d’impression, mais dans le cas de l’auto-édition, où les livres sont commandés à l’unité, l’auteur indique la mise en vente.

– La date du dépôt légal : Tout roman publié doit être envoyé à la Bibliothèque Nationale de France, accompagné d’un formulaire préalablement rempli.

– Le crédit photo : lorsque l’auteur prend une photo dans une banque d’images, il doit indiquer la propriété du détenteur.

– L’adresse de l’éditeur (celle de l’auteur).

– Le prix ! Il ne peut pas changer une fois fixé par l’auteur.

– La publication

Plusieurs plateformes permettent une mise en ligne rapide et efficace : Bod, Kobo, Lulu.com, Librinova… et bien sûr Amazon KDP, la plus utilisée. Chaque auteur choisit selon ses préférences. Les services sont globalement les mêmes, mais certaines demandent un versement plus ou moins élevé selon les options choisies… D’autres ne vérifient rien et ne demandent pas d’argent mais il faut une maîtrise en amont des fichiers envoyés. Des modèles type sont fournis et sont à étudier minutieusement.

Globalement, l’auteur envoie un fichier pour le texte, un fichier pour la couverture et, ensuite, la plateforme s’occupe de la création du livre, de la mise en ligne sur le site, et de l’impression à la demande.

– Le marketing et la vente

Le livre est publié ! Il faut le vendre ! À qui ? Comment ? Quand ? Il faut en parler autour de soi, mobiliser les gens, convaincre que ça vaut le coup… La première étape, la plus facile, est de contacter son réseau : famille, amis, proches de proches. Ensuite, il faut élargir, notamment via les réseaux sociaux. L’auteur doit alors créer des bannières de communication sur lesquelles il fait apparaître la couverture et quelques mots qui donnent envie d’acheter. Encore une étape qui prend du temps, qui n’a rien à voir avec l’écriture, mais qui permet de gagner une certaine visibilité.

– L’attente :

Le livre est distribué. Plusieurs personnes l’ont entre leurs mains. Plusieurs personnes sont en train de le lire. Pression. Stress. Est-ce que ça va plaire ? Est-ce qu’ils ne vont pas être déçus ? Est-ce que l’histoire est intéressante ? De nombreuses heures de travail sont en train d’être jugées sur quelques heures de lecture…

Et là, ça y est. Un bip. Un sms. Un email. Un commentaire sur Amazon. Un post sur Facebook. Un message privé.

L’auteur a le sourire jusqu’aux oreilles à chaque retour que prend le temps de faire un lecteur. Ce n’est pas chose courante, mais n’oubliez pas qu’un auteur auto-édité a besoin de vos retours ! Ils boostent, ils encouragent, ils donnent envie de continuer. Pensez-y !

N’hésitez pas à partager votre propre expérience avec nous en déposant un commentaire,

A bientôt !

Article écrit par Amélie B.

3 thoughts on “L’auto-édition”

  1. Pour moi, un gros pincement au cœur en recevant le BAT. C’était un vrai bouquin, aux bordures massicotées pile poil comme pour les « vrais » livres que l’on achète en librairie. Avec mon pseudo en couverture, la quatrième et son code ISBN, son prix, son QRcode pour envoyer sur le site dédié. Bref, ça donnait un badge officiel à plusieurs années d’écriture solitaire, en cachette.

    Hum… Je raconte pas les jours suivants, en relisant le BAT. Plus de mille corrections apportées sur 470 pages. Pas des fautes, mais des tournures de phrases qui, dans ce bel habit du dimanche de roman presque définitif, m’apparaissaient bien pauvrettes.

    Bref, j’avais cru que le gros était terminé, mais il restait le plus difficile pour un auteur qui comme moi préfère l’ombre : apprendre à se vendre.

    1. Merci de partager ton expérience… en effet, ce n’est pas de tout repos, c’est un travail de longue haleine…
      Mais la satisfaction et la fierté, qui nous attendent au bout, sont deux choses incroyables qui n’ont pas de prix !

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